Depuis vingt ans Bayrou a des ambitions politiques que son passage controversé comme ministre de l’Education nationale (il n’est pas le seul !) n’a pas calmé. Ce qu’il veut, c’est être candidat aux élections présidentielles de 2012 et pour cela, il est prêt à entraîner ceux qui le suivent encore dans toutes sortes d’aventures. Mais quand on est plutôt timoré de nature, il faut une carrure qu’il n’a pas pour s’en prendre à ses adversaires, car là, il faut montrer les dents et il ne s’agit plus d’enfoncer des portes ouvertes comme dans son opuscule ridicule pompeusement baptisé livre et intitulé "Abus de pouvoir" qui se veut politique, mais qui n’est qu’une chicanerie antisarkozienne sans consistance : là il y aurait pourtant de quoi dire, mais il n’est pas même capable de cela...
Un débat avec Cohn-Bendit lui donne une occasion, il saute effectivement dessus, mais n’ose pas l’exploiter et s’en retrouve finalement tout déconfit. Ce après quoi ses électeurs lui en veulent : en politique si on n’aime pas les perdants, on n’aime pas non plus les maladroits car l’occasion était trop belle et il faut vraiment l’inconsistance paralysante d’un Bayrou pour l’avoir raté !
Au départ Cohn-Bendit lâche le mot « ignoble » et Bayrou sursaute, suggérant qu’en la matière il ferait mieux de se taire... Mais il s’empêtre et finalement s’éteint lamentablement sous les sarcasmes de son interlocuteur rayonnant... Mais à quoi Bayrou faisait-il donc si maladroitement allusion ? Car l’affaire, adroitement évitée par les journalistes, n’a pas même été évoquée ! Il s’agit d’un bouquin, sans le moindre intérêt d’ailleurs, paru en 75 chez Bellefond intitulé "Le grand bazar" où Cohn-Bendit relate complaisamment ses débuts post universitaires, ses premières expériences professionnelles avec les enfants avec des détails qui auraient conduit n’importe qui d’autre au tribunal pour attouchements pédophiles et apologie de la pédophilie ! Voyez plutôt : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : "Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d’autres gosses ?" Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. » On n’est pas plus clair !
Et ailleurs : « J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi. »
Ce que l’on appelle en termes de procédure « abus sur mineur par personne ayant autorité », ce que le gluant a été incapable de dire ! Que Bayrou ait eu un haut-le-coeur devant un individu capable de se vanter de cela, de l’écrire, et en ayant le culot de parler d’ignominie en plus, cela se comprend ! Qu’il n’ait pas eu le courage de l’enfoncer comme il se doit n’est pas pardonnable et en dit long sur son manque de tempérament et d’à propos... Finalement, malheureusement, il a rendu un grand service aux électeurs qui ont eu là l’évidence de son incapacité à faire face en cas de crise... On a ainsi la preuve, pour ceux qui en doutaient encore, qu’il n’aura jamais la stature d’un homme d’Etat !
Un grand merci à Cohn-Bendit, donc, de nous avoir permis de comprendre cela...
Posté le 2 juillet 2009, 13:49 | Auteur : bds |
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1er juillet 2009. Une femme de 29 ans a été aspergée d’un produit corrosif dans une cité sensible© de Grenoble, «probablement de l’acide», selon la police.
La jeune femme d’origine maghrébine était chez elle lors de l’agression. La sonnette a retenti et lorsqu’elle a ouvert la porte, « un homme lui a lancé un liquide » selon l’AFP. L’agresseur a pris la fuite. La victime a été transportée d’urgence à l’hopitâl. La jalousie pourrait être la cause de l’agression.
(source Elle) (via Bivouac-ID > voir une vidéo sur leur site)
Rappel : L’agression à l’acide sulfurique (le vitriolage) est une pratique qui avait pratiquement disparu en France. Elle reste courante dans le monde musulman et en Afrique (1) (2) (3). Depuis peu, on assiste à une résurgence de cette pratique en France.
Vidéo fin 2007
Posté le 4 juillet 2009, 11:36 | Auteur : Ubu |
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Gouda, petite ville de 100 000 habitants du centre des Pays-Bas, était connue jusqu’ici pour son fromage. Elle l’est aussi, depuis quelques mois, pour son «problème marocain». Face à la délinquance des jeunes d’origine marocaine, la municipalité a décidé, à la mi-juin, de dresser une liste de 650 récidivistes, vandales et cambrioleurs, sur laquelle figurent beaucoup de jeunes de moins de 12 ans, que la police de Gouda voudrait voir traduits en justice. Ce que les autorités refusent de faire.
Oosterwei, un quartier de Gouda ne compte pas plus de 2 000 habitants, à 63 % issus de l’immigration. Surnommé le «Petit Maroc», Oosterwei est peuplé pour moitié de Marocains, pour la plupart des paysans du Rif venus dans les années 60 pour travailler dans les usines textile.
Tout a commencé en septembre, avec une grève des chauffeurs de bus qui ont refusé de desservir le quartier, après y avoir été agressés à sept reprises en deux mois. En octobre, un policier en civil a reçu un coup de couteau dans les fesses, et une Néerlandaise de 34 ans une fléchette en plein visage. Un groupe d’enfants de 8 à 12 ans l’a attaquée alors qu’elle distribuait des prospectus. La femme n’a pas réussi à porter plainte : la police ne lui a pas accordé la moindre attention. (…)
En novembre, l’Université populaire de Gouda, qui donne des cours du soir, a quitté le quartier. «Après plus de 50 effractions, j’en ai eu plus que marre de remplacer les fenêtres et de porter plainte», raconte Cokky van Leersum-Scheer, son directeur. Le même mois, trois jeunes de 14 et 15 ans ont été arrêtés pour avoir tenté de mettre le feu à une église de Gouda. Le maire a demandé 10 millions d’euros pour résoudre les problèmes de sa ville, sans annoncer de plan précis. Aux Pays-Bas, 20 % des allochtones marocains sont au chômage, cinq fois plus que les Néerlandais de souche. Beaucoup quittent l’école très tôt, attirés par l’exemple donné par des aînés, impliqués notamment dans le trafic de drogue. (…)
«Dans cette communauté, ceux qui étudient et qui s’en sortent sont perçus comme des traîtres, affirme l’auteur. En tant qu’homme blanc, je suis insulté au moins deux fois par semaine par des gens qui ont la haine à Amsterdam.» affirme Paul Andersson Toussaint, un journaliste du quotidien de centre-gauche NRC Handelsblad.
Les libéraux et la droite populiste demandent d’envoyer les fauteurs de trouble dans leur pays d’origine – même s’ils sont nés aux Pays-Bas et sont Néerlandais. Vue des Pays-Bas, la France passerait presque pour un modèle d’intégration.
(>>Libération)
Paul-Marie Coûteaux sort de son silence pour commenter dans La Nef les résultats des élections européennes du 7 juin :
Philippe Carhon
"Que conclure sinon que, si les électeurs se détournent d’un pouvoir grandissant, c’est qu’ils ne le reconnaissent pas ? En Europe comme ailleurs, le continent n’est pas reconnu comme le cadre légitime de l’action politique. Conclusion corroborée par le fait que l’abstention est supérieure à la moyenne dans les 2 pays qui ont dit Non au traité Giscard : 36 % de participation aux Pays-Bas, 40,6 % en France (...)
Les diverses droites dites populistes, anti-européennes, nationalistes ou souverainistes (...) enregistrent partout de nets progrès (...) Notable exception : la France, où les cinq partis « souverainistes » (mais qui n’osent même pas se nommer tels, ni d’ailleurs se nommer de quelque façon que ce soit, ce qui signe leur incroyable approximation intellectuelle), FN, PdF, MPF, DLR, CPNT totalisent 13,2 % des exprimés, soit à peine 5 % du corps électoral, envoyant au Parlement européen quatre seuls députés (26 en 1999)… cela malgré la nette victoire du Non en 2005 (...) Il faudra revenir sur les causes de cette bérézina, l’égotisme, l’indigence intellectuelle, la naïveté (...) Il faudra y revenir d’autant plus que ce reliquat d’opposition à la dislocation de notre nation, de notre État et de notre civilisation doit impérativement revoir ses discours, chefs et stratégies sous peine de disparaître (...)
Un dernier mot à l’adresse de ces étonnants chrétiens dont la majorité demeure favorable à l’Europe supranationale : comment peuvent-ils concilier la foi des Évangiles et la construction d’une autorité politique tout entière organisée autour des valeurs de l’argent et du commerce ? Comment peuvent-ils soutenir une telle dépossession de nos traditions, et de nos racines, oubliant la sentence de Jean-Paul II devant l’UNESCO, « la nation est la grande éducatrice des hommes » ? En soutenant la contrefaçon mercantile qu’est l’UE, ce n’est pas seulement la véritable Europe, ses civilisations millénaires et sa fragile paix qu’ils condamnent, c’est le sens même de la foi chrétienne qu’ils corrompent."
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