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Voici ce que nos chefs d'états ventripotents sont incapablent de réaliser pour "leur" peuple, car l'argent doit être au service des hommes et non l'inverse. Nocif

Publié le par Nocif



08/10/2009 19:31

L’entreprise SPL remet l’homme debout



Dans cette société coopérative, créée pour procurer un emploi aux personnes en difficulté, toute l’organisation est pensée en fonction des salariés. Sur 140, une centaine sont en contrat de réinsertion

Sous un vaste hangar en enfilade, le son strident des scies automatiques, qui transforment les larges troncs d’arbres en fines planches, se mêle aux bruits saccadés des lignes de clouage. Plus loin, les palettes tout juste assemblées sont chargées par des caristes, avant d’être distribuées dans toute la France. La société Scierie et palettes du littoral (SPL), qui fabrique et vend des palettes hors standard, a les allures grouillantes d’une ruche.

Signe particulier : sur 140 salariés, une centaine sont en contrat de réinsertion. « Mais attention, il s’agit d’une vraie entreprise », insiste François Marty, le PDG, en faisant visiter les locaux, à Audruicq (Pas-de-Calais). Une vraie entreprise qui se paie le luxe d’être leader dans son secteur tout en plaçant l’homme au cœur de ses préoccupations, avec pour toile de fond la doctrine sociale catholique. Pour François Marty en effet, la vraie foi est celle qui agit « parce que Dieu aime les hommes passionnément et qu’il n’y a pas d’un côté le monde, et de l’autre la vie de foi ».

12% de la masse salariale consacrée à la formation

Lui a choisi de réinsérer des exclus par le travail, dès la fin des années 1970. Il est alors chauffeur routier, sa femme travailleuse sociale et menuisière. Le couple et leurs cinq enfants vivent en communauté avec un prêtre et plusieurs familles. « Nous animions bénévolement un foyer pour personnes en difficulté et nous avons réalisé que seule une activité salariée pourrait les resocialiser, leur rendre une indépendance et un statut dans la société civile, se souvient-il. Le travail remet l’homme debout. C’est comme ça que nous avons créé SPL, avec notre communauté, en 1985. »

Tout, à SPL, traduit ce principe selon lequel « le travail est fait pour l’homme, et non l’homme pour le travail ». Les machines, par exemple, ont été spécialement conçues pour s’adapter au salarié, « c’est-à-dire à l’utilisateur, et pas au patron, même si cela doit lui coûter plus cher », commente François Marty en désignant ses équipements. Ces derniers ont été volontairement semi-automatisés afin de permettre à des personnes non qualifiées de les utiliser, sans pour autant supprimer toute intervention humaine. « Pour moi, la performance d’un chef d’entreprise se révèle dans sa capacité à créer des emplois sur son territoire. Délocaliser, c’est la solution de facilité ! », juge-t-il.

Chaque année, l’entreprise consacre 12 % de sa masse salariale à la formation. Chômeurs de longue durée, anciens détenus, travailleurs non qualifiés… tous les salariés de SPL sont incités à accumuler le maximum de compétences durant leur contrat de réinsertion, signé pour deux ans. À l’issue du parcours, 64 % décrochent un CDD ou un CDI.

« N’être en rien étranger à la peine des hommes »

Aline n’avait jamais obtenu de qualification. Aujourd’hui, cette jeune femme de 32 ans pilote avec aisance la machine qui fabrique des semelles pour palettes. « J’acquiers une formation, et même plusieurs, je ne me suis jamais sentie aussi utile, sourit-elle dans sa blouse verte, en retirant le casque de ses oreilles. Je suis fière car je produis quelque chose. Travailler, au-delà du salaire, c’est se sentir quelqu’un. »

Pour les personnes les plus éloignées de l’emploi, SPL a créé, en 2002, l’association Chenelet, qui les aide à se reconstruire grâce au Jardin de cocagne (maraîchage biologique). « Je ne suis pas croyant mais je me retrouve dans cette façon de donne une chance à la personne, de la valoriser par l’acquisition de compétences », témoigne Charlie Windels, encadrant au « Chenelet ».

Les personnes en réinsertion sont payées sur la base du salaire minimum. Les cadres et le PDG, eux, ne dépassent pas 2,45 fois le smic, soit 2 400 € net. « Nous avons choisi de ne pas nous payer davantage car c’est une question de décence et de solidarité : nous essayons de n’être en rien étrangers à la peine des hommes ! En outre, cela nous permet d’être plus nombreux pour développer plusieurs projets, tout en gardant la rentabilité de l’entreprise. Enfin, tous les cadres qui travaillent ici savent pourquoi ils sont là, leur activité et leur vie font sens, au-delà du seul étalon-réussite… »

La doctrine sociale se vit et s’invente à la fois

À SPL comme au Chenelet, les encadrants découvrent de nouveaux horizons. C’est le cas de Pierre Gaudin, qui fut ingénieur BTP pendant quinze ans : « Avant, j’étais dans un système pyramidal malsain qui mettait les salariés en compétition. Ici, on travaille ensemble et j’ai vu des personnes s’en sortir alors qu’on n’aurait pas parié un kopek sur elles. Cela m’aide à vivre debout, moi aussi. »

« Nous ne sommes pas des héros, souligne François Marty, et notre action n’a rien de spécifiquement chrétien. Mais si je n’avais pas eu la foi, je ne me serais pas soucié de ces questions. Cela dit, nous ne prétendons pas détenir la vérité, nous passons notre temps à nous adapter. La doctrine sociale n’a rien de figé, elle est le fruit d’un tâtonnement permanent, elle se vit et s’invente à la fois. »
Marie DANCER (à Audruicq)



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En fouillant sur son site, j'ai trouvé ceci... Un rafraîchissement.

Publié le par Nocif

mardi 25 novembre 2008

Péguy

«Dire que Dieu existe, sans dire ce qu'est Dieu et comment il est, équivaut à ne rien dire.»
Miguel de Unamuno - Le sentiment tragique de la vie.
A ne rien dire en effet. Ces débats abstraits sur l'existence ou l'inexistence de dieu, les zathées contre les crôa-crôayant m'ont toujours été profondément antipathiques et étrangers.
Nous autres, européens, nous avions nos (mais si, mais si) divinités: Jésus Christ, le Bon Dieu, l'Esprit Saint, Notre Dame, des Archanges, terribles, et des angelots, et nous savions bien comment ils étaient.
Comme notre âme, expression intérieure du germen de notre race.
Et celle du Celte Divin venu sauver le monde en rendant sa place à sa race, la nôtre.
Et c'est ainsi qu'après son éradication, le monde, décidément, va pourrir.
.
Tel était notre Père.
« Pour moi, dit Dieu, je ne connais rien d’aussi beau dans tout le monde
Qu’un gamin d’enfant qui cause avec le bon Dieu
Dans le fond d’un jardin;
Et qui fait les demandes et les réponses (c’est plus sûr) ;
Un petit homme qui raconte ses peines au bon Dieu le plus sérieusement du monde,
Et qui se fait lui-même les consolations du bon Dieu.
Or, je vous le dis, ces consolations qu’il se fait,
Elles viennent directement et proprement de moi.
.
Je ne connais rien d’aussi beau dans tout le monde, dit Dieu,
Qu’un joli petit joufflu d’enfant, hardi comme un page,
Timide comme un ange,
Qui dit vingt bonjour, vingt fois bonsoir, en sautant
Et en riant et en se jouant.
Une fois ne lui suffit pas. Il s’en faut. Il n’y a pas de danger.
Il leur en faut, de dire bonjour et bonsoir. Ils n’en ont jamais assez.
C’est que pour eux la vingtième fois est comme la première.
Ils comptent comme moi.
C’est ainsi que je compte les heures
Et c’est pour cela que toute l’éternité et que tout le temps
Est comme un instant dans le creux de ma main. »
Charles Péguy. Le mystère des Saints Innocents. 1913
.
Tel était Jésus.
"À cette heure même, Jésus tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit saint et dit : Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits."
Luc

Tu ne comprends pas ça, passant?
N'importe.
Passe,
Va ton chemin.
L'abbé Tymon de Quimonte

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Roulez jeunesse!...

Publié le par Nocif

Aujourd’hui, je suis jeune

« Tu te prends trop la tête chérie. Profite de ta jeunesse ».

Voilà.
0o48gghySurtout il ne faut pas trop réfléchir, il faut rentrer dans le système, le laisser venir en nous, se masser le cervelet pour laisser pénétrer la crème, trouver l’odeur agréable et suave si le produit est homologué « jeune qui s’éclate » alors qu’il est issu d’une distillation de cadavres en décomposition (non issus du traitement éco-responsable des déchets). Picole mon frère, picole. Fume de l’herbe petit chou, claque ton pognon mais pitié ferme-la. Tu me fais de la peine quelque part tu sais. Tu n’as rien de plus excitant que de voir tes héros morts jeunes pour penser que chaque bouffée de haschich constitue en elle-même un geste rebelle qui symbolise l’autodestruction.

Suite de l'article: link

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Space orchestra.

Publié le par Nocif

Nous sommes tous les Na’vis

Un petit peuple, enraciné dans sa terre, fort de ses traditions séculaires et d’une relation symbiotique avec son environnement est menacé de destruction par une clique multiculturelle cherchant à piller ses ressources. Aidés par un humain qui littéralement devient un des leurs, les Na’vis, initialement divisés en une multitude de tribus, se coalisent et jettent leurs dernières forces dans la bataille, affrontant « avec des arcs et des flèches»  un ennemi fort supérieur en nombre et en armement. Comme les Germains mourant pour sauvegarder leur Irminsul des haches chrétiennes, les Na’vis donnent leur vie par loyauté envers leur arbre sacré.

Avatar-Game-WallpapersVoir dans Avatar un film anti-blanc voire anti-identitaire est donc à mon avis une grossière erreur de jugement, alors que c’est probablement, avec le Retour du Roi, un des films les plus à droite de ces dernières années. Les hommes et femmes du film appartiennent à toutes les races de l’humanité: on y voit des Blancs (aux postes clés, bien entendu), des Noirs, des Asiatiques, des Latinos, des Indiens. C’est l’Amérique-monde, celle multicolore d’Obama, celle de la coalition en Irak qui écrabouille tout ce que cet univers a de singulier à coup de M16, de Coca-Cola…et d’Avatar. Celle qui pourrait un jour envahir notre beau pays, au nom des Droits de l’Homme, s’il lui arrivait de choisir la voie du populisme… C’est cette humanité unifiée et arc-en-ciel dont rêvent nos cosmopolites qui va traquer les cultures indigènes à l’autre bout de l’univers pour les absorber dans l’Unique, éternelle lutte des visions monothéiste et polythéiste. Refus aussi d’un peuple singulier, qui devrait devenir « un peuple comme les autres» , c’est à dire mourir en tant que tel.

Comprenons-nous bien. S’identifier aux humains du film c’est faire preuve d’un sentiment de supériorité sans aucun lien avec la réalité. Nous ne sommes pas les conquérants, mais les conquis. Nous ne sommes plus en 1914, mais en 2010. Les « sauvages» , les autochtones ce sont les Européens du XXIe siècle, pris d’assaut par les hordes innombrables du Tiers-monde, rachetés à vil prix par les pétromonarchies du Golfe, ringardisés et réduits au chômage par les industrieux Chinois. Nous voilà pris en tenailles entre le lumpenprolétariat allogène qui nous colonise « par le bas»  et l’hyperclasse nomade qui nous écrase « par le haut» . Menacés d’être parqués comme figurants dans des réserves de carton pâte, dans des « villes-décors»  pour amuser les touristes de la Mondialisation Heureuse.

Un des arguments avancés par les Réacs pour s’opposer au film est de dire que dans la sacro-sainte Nature idéalisée par James Cameron, les faibles sont en réalité impitoyablement purgés du réservoir génétique de l’univers, que les forts ont toujours dominé et domineront toujours. Ainsi il est donc normal, voire sain que les humains (puissants) écrasent et conquièrent les Na’vis (faibles). Ils ont parfaitement raison quant au mécanisme décrit, mais complètement tort quant à la perception de ce mécanisme. Premièrement parce que la puissance n’existe pas intrinsèquement mais qu’elle n’est qu’une qualification relative d’un rapport de forces fluctuant. Il n’y a donc nulle raison de se soumettre servilement à quelque chose qui n’est que contingent. En 1941 les Allemands étaient les forts et les Russes les faibles. Trois ans plus tard, la situation s’était totalement renversée.

Deuxièmement parce que s’il existe une loi fondamentale de la nature, c’est celle qui force chaque être vivant à préserver son existence, coûte que coûte. La fatalité n’existe pas chez les animaux, qui luttent instinctivement avec toutes leurs forces pour défendre leur vie face aux dangers et prédateurs. Même un pauvre rat, acculé dans une alcôve face à une foule armée, va sauter sur ses agresseurs pour sauver sa vie. Comme ce petit rat, comme ces Na’vis de Pandora, nous sommes seuls face à une foule d’ennemis déterminés, et notre génome nous commande de ne pas abandonner, de ne pas céder à la fatalité parce qu’il n’y a rien d’écrit, si ce n’est l’histoire des peuples qui refusent de ne plus exister.

Source : Ethnocide

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Ha la lal!.. Et dire qu'en Europe, nous avions presque atteind les abords de la démocratrie...

Publié le par Nocif

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"Pout toi,

Publié le par Nocif

quand tu veux prier, entre dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est dans le secret; et ton père, qui voit dans le secret, te le rendra."

Mt.6,6

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Tu as vu l'éclair,

Publié le par Nocif

garde ton secret.



Henri le Saux (+1973)

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Excellente analyse sur l'avenir et le présent de l'occident. Nocif

Publié le par Nocif

Mercredi, 10 Février 2010
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Le déclin comme destin
Guillaume Faye
Théoriciens :: Autres
Le déclin comme destin En apparence l’erreur d’Oswald Spengler fut immense : il annonçait pour le XXe siècle le déclin de l’Occident, alors que nous assistons tout au contraire à l’assomption de la civilisation occidentale, à l’occidentalisation de la Terre, à la généralisation de cet « Occident » auto-instauré comme culture du genre humain, dont, suprême paradoxe, les nations néo-industrielles de l’Orient constitueront peut-être d’ici peu l’avant-garde. En apparence toujours, c’est au déclin de l’Europe que nous sommes conviés. Montée en puissance de l’Occident et perte de substance de l’Europe : les deux phénomènes sont sans doute liés, l’un entraînant l’autre. Tout se passe comme si, après avoir accouché de l’Occident, répandu aujourd’hui sur toute la planète, l’Europe épuisée entrait dans un nouvel âge sombre.

La thèse ici présentée sera simple : l’Occident n’est pas « en » déclin – il est au contraire en expansion – mais il est le déclin. Et il l’est depuis ses fondements, depuis son décollage idéologique au XVIIIe siècle. L’Europe, quant à elle, n’est qu’en décadence.

Déjà, parle l’étymologie : l’« Occident » est le lieu où le soleil se couche. Et, dans son essence, la civilisation occidentale, apparent mouvement ascendant, se confond en réalité avec une métaphysique du déclin, un dépérissement du principe solaire qui, superficiellement, semble la fonder. Ce déclin intrinsèque qui est la loi de l’Occident n’est pourtant pas facile à déceler tant il est empreint de paradoxes.

Premier paradoxe : alors que l’idéologie occidentale entre dans son déclin – déclin des théories progressistes, révolutionnaires, démocratistes, etc. – la civilisation occidentale connaît, même sur le plan politique, une expansion irrésistible de ses régimes économiques et politiques, qu’ils soient socialistes ou capitalistes, au détriment des traditions locales de souveraineté et de culture. Deuxième paradoxe : alors que l’Europe semble entamer, hélas, en tant qu’ensemble continental, un dépérissement dans un nombre impressionnant de domaines, l’Occident qui constitue, pour Abellio comme pour Heidegger, le fils métaphysique et géopolitique de cette Europe, explose à l’échelle de la planète entière. Troisième paradoxe : alors qu’au sein même de notre culture, nous vivons l’implosion du sens, le déclin des grandes valeurs constituantes, l’effondrement des ressorts spirituels, nous assistons en même temps à la montée en puissance de la partie matérielle de notre culture, de sa « forme », c’est-à-dire de ses manifestations technologiques et scientifiques qui sont en passe de détenir le règne absolu de la Terre.

Article complet: link

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La mort monnayée... Nocif

Publié le par Nocif

 120-120-1 Israël a versé 10,5 millions de dollars de réparations à l'ONU pour les dommages subis lors de l'offensive militaire israélienne à Gaza en décembre 2008 et janvier 2009, a annoncé vendredi le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky. Peu après le conflit, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait indiqué qu'il réclamerait plus de 11 millions de dollars de compensations à Israël pour les dommages subis.

L'offensive militaire israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza, qui répondait à des tirs de roquettes palestiniens à partir du territoire, avait duré trois semaines, en décembre 2008 et janvier 2009. Elle avait causé la mort de quelque 1 400 Palestiniens et de 13 Israéliens, selon les ONG. Plusieurs installations de l'ONU – entrepôts, écoles et véhicules – avaient été détruites ou endommagées. Israël a toujours nié avoir pris pour cible ces installations.

Un an après son offensive à Gaza, Israël est toujours l'objet de critiques, notamment en raison du maintien du blocus de la bande de Gaza. En décembre, l'expert de l'ONU pour les territoires palestiniens, Richard Falk, a appelé les alliés occidentaux d'Israël à faire pression sur l'Etat hébreu pour obtenir la levée de ce blocus, imposé depuis la prise de pouvoir du Hamas dans ce territoire en juin 2007 au détriment de l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas.

M. Falk a également demandé que les recommandations du rapport Goldstone soient "totalement et dans les plus brefs délais appliquées". Le rapport de la commission indépendante présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone accuse Israël et les Palestiniens de crimes de guerre pendant l'offensive militaire israélienne et réclame des enquêtes internes pour déterminer les coupables. Le "rapport Goldstone" a suscité la colère d'Israël, qui se mobilise depuis sa publication mi-septembre pour l'enterrer. Israël craint que ce rapport ne finisse à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, avec des poursuites lancées contre ses chefs militaires et politiques.

 

Le monde

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Fusée éclairante.

Publié le par Nocif

Les falsifications de Rassinier

Quand Rassinier « calcule » les réparations versées par l'Allemagne à Israël


En 1964, Rassinier fait paraître un opuscule de plus, Le Drame des Juifs européens. Pour le négationniste Rassinier, ce drame résiderait non dans le fait que les Juifs ont été exterminés mais dans le fait qu'ils l'auraient prétendu. Pour justifier ce délire, Rassinier invente un mensonge qui fera florès, et qu'il martèle littéralement dès les premières pages : les Juifs feraient ça pour l'argent. Pour étayer ce délire antisémite, il ment sur le mode de calcul des réparations versées par l'Allemagne à Isräel. A quatre reprises en cinq pages, il répète la même imposture:

« Il ne faut, en effet, pas oublier que c'est pour se procurer les fonds nécessaires à l'édification de l'État d'Israël (Indemnisations allemandes proportionnées au nombre des victimes) que ce mensonge a été commis. » (p. 13)

« la facture qui correspond à ce chiffre (6 millions de fois 5.000 marks) » (p. 14)

« il ne s'agit que de justifier par un nombre proportionnel de cadavres, les subventions énormes que, depuis la fin de la guerre, l'Allemagne verse annuellement à l'état d'Israël au titre de réparations » (p. 17)

« l'Allemagne verse à Israël des sommes calculées sur environ 6.000.000 de morts » (p. 17)

(Paul Rassinier, Le Drame des Juifs européens, les Septs Couleurs, 1964)

 
Ce bobard obsessionnel est réduit en bouillie dès que l'on cherche à savoir comment furent vraiment calculées les réparations versées par l'Allemagne à Israël. Deborah Lipstadt a cherché (contrairement à Rassinier) et trouvé:

« Les officiels israéliens ont fait le détail de leurs revendications contre l'Allemagne dans un communiqué de mars 1951 aux quatre grandes puissances, et ce document est devenu le fondement officiel de l'accord de réparation. Il contenait une explication de la méthode de calcul employée par Israël pour évaluer le montant des réparations demandées. Dans le communiqué, des officiels israéliens expliquaient que les persécutions nazies avaient entraîné "un deuxième exode juif" de près de cinq cent milles personnes. Se basant sur la taille de cet exode, Israël a évalué le montant des réparations qu'il demanderait:

" Le gouvernement d'Israël n'est pas en position d'obtenir et de présenter un état complet de toutes les propriétés juives prises et pillées par les allemands, et évaluée à plus de 6 milliards de dollars. Il ne peut baser ses demandes que sur les dépenses déjà effectuées et restant à engager sur les processus d'intégration des immigrants juifs venus des pays dominés par les nazis. Le nombre de ces immigrants est estimé à environ 500 000, ce qui représente des dépenses totales de 1,5 milliards de dollars. "

Il semble ici à peine nécessaire de souligner que puisque l'argent qu'Israël a perçu est basé sur le coût d'installation de survivants, si Israël avait voulu augmenter le montant des réparations obtenues de l'Allemagne, il aurait été dans son intérêt de prétendre que moins de six millions de juifs avaient été exterminés et qu'un plus grand nombre avait réussi à fuir vers Israël. »

(Traduit de: Deborah Lipstadt, Denying The Holocaust, New York, Macmillan, 1993, p. 57)

 
A l'inverse de ce qu'a martelé Rassinier, les indemnités versées par l'Allemagne à Israël furent bien calculées sur le nombre de survivants, et non sur le nombre de morts. Rassinier n'était qu'un vulgaire falsificateur. Il a menti sur le mode de calcul des réparations. Bien évidemment le but était double: prétendre qu'on avait gonflé le nombre de victimes pour toucher plus d'argent, tout en renouvelant le cliché antisémite des Juifs "rapaces avides de pognon"...

Outre qu'il s'agit d'un bobard à connotations antisémites on ne pourra que rester ébahi devant le caractère profondément débile de l'argumentaire rassiniesque d'une escroquerie préméditée par Israël. A la fin 1941, quand les premières nouvelles des massacres parvinrent aux Alliés, l'état d'Israël n'existait pas encore et personne n'aurait été en mesure de prédire qu'il existerait en 1947 ou s'il aurait besoin de fonds étrangers. A moins que, dans leur paranoïa, Rassinier et les négationnistes qui reprennent son mensonge ne voient dans « les Juifs » des Nostradamus tout puissants... On n'en serait pas à ça près avec les sectaires négationnistes.

Rappelons également que le principe de réparations allemandes fut loin d'être accepté unanimement en Israël (sur ce sujet, voir Tom Segev, Le septième million, Éditions Liana Levi, 1993)...

 
Et ça continue...

Depuis Rassinier, les négationnistes ont régulièrement repris ce mensonge. Richard Harwood, négationniste britannique, néo-fasciste et antisémite notoire, l'a repris dans son opuscule, Did six millions realy die? publié au milieu des années 1970. On pouvait encore lire le même mensonge sur les forums de discussion, en 1997, où un intervenant écrivait texto: « Mais pourquoi l'Allemagne paie des sommes annuelles calculées sur 6 millions de mort à l'etat d'Israel? » (Robert.Etienne@wanadoo.fr <R. Etienne> , Re: FSP s'abaisse encore un peu plus.., fr.soc.politique, 8 juillet 1997, Message-ID: <33ceb15f.8238968@news.wanadoo.fr>). Il s'agissait évidemment d'une paraphrase du mensonge de Rassinier, ce que l'auteur s'était gardé de signaler... Depuis, il s'est illustré dans la défense des négationnistes. Et en mars 1999, il recopiait les mensonges de la propagande nazie de Goebbels. Les émules de Rassinier ne choisissent pas leurs sources au hasard... 

 

Le link

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