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Articles avec #art tag

En vérité je vous le dis: nul n'y trouvera plus son jeune.

Publié le par Nocif

 

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On y gagnerait largement en l'échangeant contre notre premier sinistre Marx brother di rouflaquette..

Publié le par Nocif

 

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Demain, l'art!..

Publié le par Nocif

 

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Je ne déteste pas cette vision de l'art éphémère.

Publié le par Nocif

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Ah le Boris!.. je l'avais croisé dans son cime-thier. (tigernum, tigernos, tigernius= seigneur gaulois)Nocif

Publié le par Nocif


L'uniforme? C'est un avant-projet de cercueil!

Pour faire un soldat, il faut défaire un civil.

 

 

 

Boris Vian

 

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Que c'est beau... et vrai!

Publié le par Nocif

"Nous ne sommes plus qu'une traduction de l'homme, un homme écrit. Que d'organes momifiés, que de nuances perdues!"

 

Joseph Delteil

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Et un poème pour la taaable 8!..

Publié le par Nocif

Dans ce poème de Joseph Delteil il y a l’hommage à Sonia Delaunay et ses couleurs éclatantes d’audace. Sonia ou la liberté du corps par sa mode vestimentaire qui libère la femme de ses entraves. Ce poème a été publié dans la revue Les feuilles libres, n° 37 de Septembre-Octobre 1924

 

Poëme pour la Robe future

À Madame Sonia Delaunay

 

Au commencement était une robe, une robe du soir, Ouverte sur le Paradis,

Et qui avait la forme des oiseaux et la teinte des anges.

Tout est mystère dans la soie, Dans la laine et dans le coton; L'art de couper une robe

Tient du prodige et de la pige.

Je chante l'étoffe,

L'étoffe aux mille noms et aux mille origines,

Depuis celle qui prend naissance à la mamelle des brebis,

Et celle qu'un ver paradisiaque combine dans sa bonne humeur, Jusqu'à celles qui font leur nid sur les arbres équatoriaux,

Jusqu'à celles qui sont issues des petites fleurs bleues des champs, Toutes les étoffes,

Les étoffes fondantes plus douces que des yeux en pleurs,

Les étoffes crues dont le contact fait défaillir les cardiaques,

Et celles dont les grains épais sont des caresses quadrangulaires,

Les fragiles étoffes où transparaît la poitrine des jeunes malades,

Et celles qui tombent à grands plis sur les vastes hommes d'affaires,

Les lourdes étoffes plus lourdes que la mort,

Et celles qui sont plus légères que la vie,

Celles qui se complaisent dans l'incommensurable,

Et celles dont l'attrait est fait de chicane et d'erreur,

Et celles qui mordent, et celles qui saignent,

Et jusqu'à celles dont la beauté est faite de monstrueux trésors ...

Ah!comme la femme va devenir une chose fabuleuse!

Une quintessence de l'Univers!

Elle empruntera sa ligne aux éléments naturels,

A tout ce qui coule et vole, aux rivières et aux serpents.

Elle va se vêtir de peaux de bêtes, d'arcs-en-ciel et de feuilles d'arbres.

Elle s'approprie la teinte des forêts et du soir, la teinte incertaine et totale

Elle saisit d'un geste prompt tout ce qui passe, tout ce qui fuit,

Elle est au centre de la Matière et la Matière est son enfant.

Autour d'elle, voici les productions de la nature, les lézards et les fruits

Les végétaux, les gemmes, les écailles et les cailles.

Car ma volonté est d'utiliser tous les matériaux,

Le poil et le crin, qui sont des voix éloquentes,

Le cuir qui a un caractère royal,

Le parchemin, symbole de l'intelligence, joie de l'esprit,

Le verre, le verre en fleurs,

Le papier qui ressemble aux nuages et aux roses-thé,

Et peut-être l'ardoise et peut-être le bois,

Et qui sait? les métaux, les métaux pleins des secrets de la Terre,

Le métal rouge, le métal vert, et celui qui n'a pas de couleur définie

J'aime les couleurs fondues, composées et insaisissables,

Celles que ni les esprits; distingués ni les chimistes chenus ne savent nommer

Celles qui sont joie, optimisme et plénitude,

Celles qui s'apparentent aux Scarabées et aux petits insectes illustres,

Celles qui sentent la chair et les issues de la nature,

Celles qui sont légèrement phénoménales et respectueusement abracadabrantes

­J'aime les couleurs secrètes,

Les couleurs nues,

Celles qui sont un mouvement, un orbe et une révolution.

                        Toutes les lignes vont au cœur.

Les manches sont les ailes du cœur.

Les chaussettes couleur de cœur.

Les bottines rythment le cœur.

Le pantalon escalade le cœur.

Le gilet, c'est le valet de cœur.

La cravate est le nœud du cœur.

La boutonnière est la fleur du cœur.

Toutes les lignes vont au cœur,

Toutes les lignes vont au cœur!

La vitesse ronde affole nos tissus et nos jambes.

Le sang galope dans nos veines au rythme de l'Univers.

Plus rien jamais n'arrêtera ni nos pouls ni la Terre tournante.

Une robe n'est plus une petite chose plate et close,

Mais elle commence en plein ciel et se mêle aux mouvements astraux,

De sorte que celle qui la porte porte le monde sur son dos.

L'immobilité est morte et voici le règne du mouvement,

Le mouvement qui naît aux talons pour se répandre dans les étoiles,

Le mouvement circulaire et coloré qui est au centre de tout, qui est Tout,

Et voici qu'une robe est une danse.

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«Pour que demeure le secret Nous tairons jusqu'au silence.»

Publié le par Nocif

(Toujours Max).

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On mûrit en soi la mort...

Publié le par Nocif

... nul besoin de philosophie pour le savoir...

Comme la grenade paraît-il, mûrit grain après grain.

 

Les évidences secrêtes de Max Pol Fouchet

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