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Articles avec #litteratures tag

Une incontournable synthèse de ce qu'est la société.

Publié le par Nocif

Céline tout cru.

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Copié collé de chez Wendy (excellent)

Publié le par Nocif

Critique du Progrès

Voici quelques extraits de La Billebaude, de Henri Vincenot, qui donneront une idée de la pertinence des vues d’un homme qui écrivait dans les années 1970 !

En clair il y a 40 ans !

Henri Vincent n'est pas un auteur marxiste...Voir sur Wikipedia

Ainsi vint la Saint-Jean, au beau milieu de la fauchaison. La fête du soleil ! car les vieux parlaient encore de solstice, mais les jeunes ne s’occupaient pas de ces histoires périmées. On allait bientôt tous avoir une faucheuse mécanique : trois soitures en un quart d’heure ! Au diable toutes ces vieilles superstitions de lune et de soleil ! Le progrès allait vous balayer cela de la belle façon ! C’était la fin des ténèbres ! Une ère lumineuse s’annonçait, où tout, oui « tout », allait se faire mécaniquement ! « j’allons pisser dans des pots de chambre en argent ! » disaient les « avancés », les mêmes qui avaient dit ça en 1789, en 1793, en 1830, en 1848, en 1851 et en 1871.

Reçu au concours de l’école des HEC, le jeune Vincenot découvre avec stupeur la brutalité de l’organisation moderne du travail, l’avilissement qu’elle impose…

Une horloge pointeuse !

Lorsque je vis cet instrument pour la première fois et qu’un huissier m’expliqua comment je devais m’en servir, je crus à une plaisanterie de bizutage. Je répondis bravement que je trouvais cela plaisant et je passai outre. Mais on me rattrapa vivement en me disant que le pointage était obligatoire !

Oui, braves gens : à l’avant-garde du progrès et des techniques de pointe en matière de gestion des entreprises, d’économie et de sociologie, l’Ecole des Hautes Etudes commerciales donnait, dès cette époque, l’exemple, en imposant aux admirables élites estudiantines, aux futurs dirigeants de la société rationnelle, standardisée, technocratique et totalitaire en pleine gestation en Europe, cet avilissement quatre fois quotidien, cette abjecte génuflexion devant la machine. Ce mouchard impavide ridiculisait tout simplement ce que le compagnon-fini avait de plus noble et de plus efficace : la Conscience et le libre arbitre.

Le déclic de cet engin pointeur, c’était le bruit de la dignité qui se brisait et toute joie d’œuvrer et de vivre alors m’abandonna.

J’étais atterré.

Source extrait, du livre " La Billebaude"

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Un digestif à ne lire qu'après les fêtes, cet excellent ouvrage qui nourrit l' homme à la recherche d'un fragment d' âme. j'ai lu avant, bien sûr, et ne ferais pas d'autres fêtes, car chacun de nos jours devrait en être une et ne peux plus feindre me réjouir un seul jour pour tous les autres.

Publié le par Nocif

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Beaucoup n'ont pas encore bien compris que la nouvelle grille (le gril) est déjà en place.

Publié le par Nocif

"Que le « fascisme » de 2013, en dépit de quelques résidus folkloriques, ne se présente pas sous les aspects d’un parti de masse et de sections d’assaut fanatisées par un chef charismatique, mais sous ceux d’un système technologique – efficace et fonctionnel - auquel par veulerie, inconscience et futilité, nous cédons nos moindres parcelles d’existence."

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Gérard Bronner, la démocratie des crédules, P.U.F., 2013.

Publié le par Nocif


Bronner
          Gérald Bronner, professeur de sociologie de Paris Diderot, travaille sur la constitution des mythes et des croyances dans les systèmes médiatiques contemporains. Les théories du complot qui envahissent Internet sont pour lui un fantastique sujet d’étude. Ils mettent en effet en œuvre, sur une grande échelle, des comportements bien répertoriés par la sociologie depuis longtemps. En analysant une série d’affaires récentes, ce livre énonce un certain nombre de règles de précaution, capitales pour ne pas succomber aux manipulations que la société de l’information a rendues possibles sur une vaste échelle. Quelques tests simples nous montrent que, sans nous en rendre compte, et persuadés de la rationalité de nos comportements, nous nous laissons souvent piéger par paresse intellectuelle.
          Certes, le doute systématique est le point de départ de toute démarche scientifique et cartésienne. Mais utilisé à tort et à travers, il peut entraîner le soupçon permanent et l’illusion d’un complot. Dans une société où la totalité de l’information ne peut plus être maîtrisée par un seul individu, la confiance est la base de la vie sociale. Or, la confiance dans les référents traditionnels de l’information (la science, les journalistes, les pouvoirs publics…) a singulièrement décru depuis quelques décennies, au fur et à mesure que s’accroissait l’illusion d’une vérité accessible par Internet, grâce à la multiplication des opinions, le partage et la mise en concurrence du savoir, l’appel au bon sens de chacun… Or, certains phénomènes simples se mettent alors en œuvre, qui nous orientent sans que nous en ayons conscience vers une opinion erronée.
          Un premier chapitre, exemples et tests à l’appui, nous montre comment, sans le savoir, nous orientons nous-mêmes notre recherche pour trouver la réponse qui nous convient aux questions que nous nous posons. Ainsi, selon le « théorème de la crédulité informationnelle », nous choisirons spontanément les sites qui vont conforter notre croyance. Bien mieux : la seule manière dont nous allons rédiger notre question sur un moteur de recherche va nous diriger vers les sites qui confortent notre première impression — il suffit, par exemple, d’ajouter « complot » ou « arnaque » à la demande pour donner une orientation subjective à la recherche. Par ailleurs, le « biais de confirmation » affermit ces croyances en focalisant la recherche sur des cas similaires, et nous fait oublier tout ce qui la contredit. Or, la seule manière efficace de vérifier une information est de chercher ce qui peut l’infirmer, et non tout ce qui la confirme : avoir raison n’est pas toujours avoir « des raisons ». Enfin, les « bulles de filtrage » mises en place par Google pour faciliter notre recherche vont nous présenter les informations en fonction de cinquante-sept critères, parmi lesquels… notre historique de recherche. Ce qui veut dire que, sans le savoir, nous allons conforter nos préjugés en fonction d’un profil que nous avons nous-mêmes établis inconsciemment. S’y ajoute un comportement d’ « avarice intellectuelle » qui fait que nous nous arrêtons volontiers de réfléchir lorsque nous avons trouvé une solution intellectuellement satisfaisante, qu’elle soit vraie ou fausse. Le processus même de la recherche est donc faussé dans bien des cas.
          Dans un deuxième chapitre, Bronner s’interroge sur l’information disponible et les comportements de l’internaute face à cette information. Première constatation : ceux qui arrivent avec une conviction forte sur un sujet (dans un sens ou dans un autre) changent peu d’avis après consultation, mais les « irrésolus », qui prennent position après information sur Internet, se décident largement, après l’expérience, en faveur de l’opinion la moins rationnelle. Comment est-ce possible ? Une expérience a été menée sur cinq sujets propices à la croyance : le monstre du Loch Ness, les dangers de l’aspartam, les cercles de culture, l’astrologie, les pouvoirs mentaux sur les objets (psychokinèse). Or, dans les trente premiers sites apparaissant lors d’une recherche sur Google (rappelons que 95 % des Internautes arrêtent après cela leurs recherches !), ceux qui sont favorable à la croyance constituent selon les cas 70 à 97 % des réponses. Beaucoup de scientifiques, en effet, trouvent inutile ou considèrent comme une perte de temps de discuter de ce qu’ils considèrent comme des « balivernes », laissant le champ libre à des interprétations fallacieuses. C’est une illustration du « paradoxe d’Olson », qui montre qu’un petit groupe très motivé peut imposer son point de vue, par lassitude de groupes plus importants ou mieux informés. Ainsi, sur Wikipédia, les cents contributeurs les plus actifs écrivent plus d’un quart des textes, contredisant par là le principe de base du partage des connaissances par les spécialistes. Or, pour affirmer son point de vue, et précisément parce que ce point de vue est minoritaire ou provocateur, le non spécialiste use et abuse du « millefeuille argumentatif » (« produit fortéen ») : une accumulation démesurée de petits faits, de détails percutants, d’arguments facilement démontables séparément, mais dont le foisonnement dissuade la réplique. Le spécialiste, face à cela, finit par baisser les bras faute de temps pour démonter le système. Internet favorise ce procédé par une mutualisation des arguments de la croyance, facilement repris par des copiés-collés. Par exemple, le mythe conspirationniste concernant le 11 septembre développe près d’une centaine d’arguments différents qui font appel à la physique des matériaux, à la sismologie ou à l’analyse des cours bousiers : autant de domaines qui requerraient des connaissances pointues qu’un seul homme ne peut maîtriser. Le but de cette accumulation est d’exclure la coïncidence (tout cela ne peut être arrivé par hasard !). Or, la taille et la représentativité de l’échantillon ne sont jamais prises en compte. Un exemple simple : la masse d’informations qui nous parvient par Internet favorise la paréidolie (reconnaissance d’une forme dans un élément naturel). Les milliards d’images diffusées par les appareils numériques constituent un échantillon presque infini qui permettent de reconnaître la signature d’Allah dans la vague d’un tsunami ou le visage du diable dans la fumée des Twin Towers… On finit par s’en convaincre, en oubliant les millions d’images où le diable ni le nom d’Allah n’apparaissent. S’ajoute à cela le « biais de proportionnalité », qui donne l’impression qu’un phénomène augmente statistiquement, quand l’augmentation n’est due qu’à l’amélioration de l’outil d’observation : une détection plus fine du cancer donnera ainsi l’illusion d’un accroissement des cas.
       Bronner examine ensuite les conditions d’apparition de ces manipulations volontaires ou non. Ainsi, la concurrence de l’information, bonne en soi puisqu’elle permet d’éviter la langue de bois et de faire éclater les scandales, a-t-elle pour conséquence néfaste d’entraîner une chasse au scoop qui ne donne plus le temps de vérifier l’information avant sa diffusion. Une situation connue depuis longtemps sous le nom de « dilemme du prisonnier » : deux prisonniers interrogés séparément sans pouvoir coordonner leurs déclaration choisiront statistiquement la décision la moins favorable par ignorance de ce que l’autre pourrait dire. De même, de crainte qu’une autre chaîne de donne l’information en premier, chaque journaliste va répandre de bonne foi une rumeur. Cela donne une visibilité disproportionnée à une rumeur ou à une information secondaire qui auraient dû passer inaperçues, mais dont les conséquences peuvent se révéler graves — par exemple, la présence de matières radioactives sur une plage (rumeur) qui ruine une saison touristique, ou l’appel d’un pasteur local à brûler le Coran (provocation d’importance secondaire) qui a entraîné des violences en Afghanistan.
          Autres phénomènes connus qui engendrent des erreurs involontaires : l’ « effet râteau », qui fait croire que le hasard répartit équitablement les phénomènes (et qui fit croire, par exemple, à une multiplication des leucémies infantiles près des centrales nucléaires), ou l’ « effet Werther », qui amplifie un phénomène par un effet de mode (et qui a pu, par exemple, amplifier la vague de suicide dénoncée chez France Télécom par un effet râteau). Des comportements observés depuis longtemps par les sociologues, et qu’un raisonnement serré permet de démonter, mais qui apparaissent spontanément chez chacun d’entre nous.
          Dans un monde où la transparence est de plus en plus forte, et où la suspicion s’installe, la méconnaissance de ces processus peut constituer un danger pour la démocratie. Le cinquième chapitre étudie la manière dont un groupe social peut céder à la croyance. Chacun, en effet, ressent un légitime besoin d’accéder à la connaissance, de donner son avis et de participer à la décision (le « triumvirat démocratique » : savoir, dire, décider). Mais si la connaissance est biaisée, quelle sera la décision ? Il y a danger de manipulation, lorsque l’on joue de l’ « effet Othello » (scénariser une croyance pour la rendre crédible). Il y a danger d’erreur collective lorsqu’intervient une « cascade de réputation » (« endosser le point de vue du plus grand nombre pour éviter le coût social dont doit s’acquitter tout contestataire »), ou un « effet d’Ésope » (tendance à croire ceux qui crient « au loup »). Danger d’approximation lorsqu’on pâtit du « biais d’ancrage » (dans l’incertitude, on se forge une opinion en « ancrant » sa réponse sur une donnée étrangère à la question). Danger de radicalisation avec l’ « effet de polarisation » (adopter une attitude plus intransigeante collectivement qu’individuellement). S’il existe bien une « sagesse des foules » et si la délibération, au sein d’un groupe nombreux, est supérieure à celle d’un groupe restreint (« théorème de Condorcet »), ce n’est hélas pas vrai dans tous les cas, et ce n’est possible que si chacun prend conscience des « biais cognitifs » qui peuvent fausser le raisonnement…
          Fort heureusement, un dernier chapitre nous rend un peu espoir dans la connaissance… et la démocratie. Tous ces « biais » et ces « effets » décrits et illustrés tout au long du livre ne sont pas en effet des fatalités. Ce sont des outils qui nous font prendre conscience de la limite de nos moyens et qui nous stimulent pour les dépasser. On commence à connaître « la cartographie de nos erreurs systématiques ». Si l’éducation ne suffit pas à faire disparaître ces intuitions trompeuses, il est possible d’apprendre à reconnaître « les situations cognitives où il est nécessaire de suspendre notre jugement ». Mais si l’éducation peut y aider, c’est aussi à une responsabilisation des médias que l’auteur appelle, ainsi qu’à une meilleure appréhension par les scientifiques du « marketing cognitif » : aujourd’hui aussi, aujourd’hui surtout, la vérité a besoin de savoir se vendre… Un livre stimulant, essentiel pour comprendre mieux nous-mêmes les mécanismes de notre erreur, qui évite de tomber dans le piège moralisateur (il s’en prend aux croyances, non aux croyants), et qui nous évitera sans doute de tomber dans les pièges que nous tend la toile d’araignée mondiale.

 

Jean Claude Bologne

 

Origine: link

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Les z'estraits de beaux draps:

Publié le par Nocif

Les hommes semblent éprouver un grand effroi, absolument insupportable de se trouver un beau matin, tout seuls, absolument seuls, devant le vide. Les plus audacieux, les plus téméraires se raccrochent, malgré tout, à quelque trame usagée, bienvenue, classique, éprouvée, qui les rassure et les relie aux choses raisonnables, acceptées, à la foule des personnes convenables. On dirait que le froid les saisit. Ainsi Drumont et Gobineau se raccrochent à leur Mère l’Église, leur christianisme sacrissime, éperdument. Ils brandissent la croix face au juif, patenté suppôt des enfers, l’exorcisent à tout goupillon. Ce qu’ils reprochent surtout au youtre, avant tout, par dessus tout, c’est d’être le meurtrier de Jésus, le souilleur d’hostie, l’empêcheur de chapelets en rond... Que ces griefs tiennent peu en l’air ! La croix antidote ? quelle farce !
Comme tout cela est mal pensé, de traviole et faux, cafouilleux, pleurard, timide. L’aryen succombe en vérité de jobardise. Il a happé la religion, la Légende tramée par les juifs expressément pour sa perte, sa châtrerie, sa servitude.
Propagée aux races viriles, aux races aryennes détestées, la religion de “Pierre et Paul” fit admirablement son œuvre, elle décatit en mendigots, en sous-hommes dès le berceau, les peuples soumis, les hordes enivrées de littéra-[60]ture christianique, lancées éperdues imbéciles, à la conquête du Saint Suaire, des hosties magiques, délaissant à jamais leurs Dieux, leurs religions exaltantes, leurs Dieux de sang, leurs Dieux de race.
Ce n’est pas tout. Crime des crimes, la religion catholique fut à travers toute notre histoire, la grande proxénète, la grande métisseuse des races nobles, la grande procureuse aux pourris (avec tous les saints sacrements), l’enragée contaminatrice.
La religion catholique fondée par douze juifs aura fièrement joué tout son rôle lorsque nous aurons disparu, sous les flots de l’énorme tourbe, du géant lupanar afro-asiate qui se prépare à l’horizon.
Ainsi la triste vérité, l’aryen n’a jamais su aimer, aduler que le dieu des autres, jamais eu de religion propre, de religion blanche.
Ce qu’il adore, son cœur, sa foi, lui furent fournis de toutes pièces par ses pires ennemis. Il est bien normal qu’il en crève, le contraire serait le miracle.

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On ne s'en lasse pas:

Publié le par Nocif

Le Peuple autrefois il avait, pour patienter, la perspective du Paradis. Ça facilitait bien les choses. Il faisait des placements en prières. Le monde tout entier reposait sur la résignation des pauvres “dixit Lamennais”. Maintenant il se résigne plus le pauvre. La religion chrétienne est morte, avec l’espérance et la foi. « Tout en ce monde et tout de suite ! ». Paradis ou pas !... Comme le bourgeois, comme le juif.
Allez gouverner un petit peu dans des conditions pareilles !... Ah ! C’est infernal ! Une horreur ! Je veux bien l’admettre.
La preuve c’est que personne y arrive plus.

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Encore de l'eStrait:

Publié le par Nocif

Essayez de comprendre ce qu’ils veulent ? Ils veulent quoi ?... Ils en savent rien ! Les radicaux ? La monarchie ? Le retour “comme avant” ? La Sociale ? Les Phalanstères ? La guerre civile électorale ? Alexandre Dumas Dictateur ? Le Comité Mascuraud ? Léon Blum ? Reynaud ? Les Jésuites ? La Proportionnelle ? Les Jeux de Loto ? Le grand Mogol ? Ils veulent quoi ? Ils savent pas eux-mêmes... Ils ont tout salopé, pourri, dégueulé à tort et à travers, tout ce qu’ils toucheront sera de même, dégueulasse, ordure en deux jours.
Ils veulent rester carnes, débraillés, pagayeux, biberonneux, c’est tout. Ils ont pas un autre programme. Ils veulent revendiquer partout, en tout et sur tout et puis c’est marre. C’est des débris qu’ont des droits. Un pays ça finit en “droits”, en droit suprêmes, en droits à rien, en droits à tout, en droits de jaloux, en droits de famine, en droits de vent.

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Suite de l'extrait:

Publié le par Nocif

Et puis d’abord c’est général, les chefs veulent pas mourir non plus. Vous remarquerez que les grands despotes, les présidents, les forts ténors, les rois, les princesses, tout ça se déhotte, fonce au couvert, dès que l’aventure tourne aigre, vacille... Foudres d’escampette. Pas un qui paye de sa personne. Sauver la viande c’est le suprême serre. Pendant les plus farouches exhortes, pendant qu’ils affolent au massacre, ils quittent pas leur “Shell” du regard. C’est leur vraie Madone !
Pas si cul de se faire étendre !
De la promesse ! du microphone ! c’est dans le bon jeu ! Tout ce qu’on voudra ! du parfait texte ! Tant que ça pourra ! Pour eux aussi tout est théâtre... Ça fait une fringante ribambelle du Ras Tafari à Reynaud... Combien qui se sont trouvés pâlots sur le moment de payer la note ? Comptez un peu sur vos petits doigts. Et sans doute que c’est pas fini.
Le spectacle est permanent... Qui voulez-vous croire ? Quel tréteau ?

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Extrait: Les beaux draps.

Publié le par Nocif

Tout de même y a une grosse différence entre 14 et aujourd’hui. L’homme il était encore
nature, à présent c’est un tout retors. Le troufion à moustagache il y allait “comptant bon
argent” maintenant il est roué comme potence, rusé pitre et sournois et vache, il bluffe, il
envoye des défis, il emmerde la terre, il installe,mais pour raquer il est plus là. Il a plus l’âme
en face des trous. C’est un ventriloque, c’est du vent. C’est un escroc comme tout le monde. Il
est crapule et de naissance, c’est le tartufe prolétarien, la plus pire espèce dégueulasse, le fruit
de la civilisation. Il joue le pauvre damné,il l’est plus, il est putain et meneur, donneur
fainéant, hypocrite. Le frère suçon du bourgeois.
Il se goure de toutes les arnaques, on lui a fait la théorie, il sait pas encore les détails,
mais il sait que tout est pourri, qu’il a pas besoin de se tâter,
qu’il sera jamais assez canaille pour damer là-dessus le dirigeant, qu’il aura
toujours du retard pour se farcir après tant d’autres. C’est de l’opportunisme de voyou, du
“tout prendre” et plus rien donner. L’anarchisme à la petite semaine.
C’est de la bonne friponnerie moyenne, celle qu’envoye les autres à la guerre,
qui fait reculer les bataillons, qui fait du nombril le centre du monde,
la retraite des vieux une rigolade, l’ypérite pour tous un bienfait.
Au nom de quoi il se ferait buter le soldat des batailles ? Il veut bien faire le Jacques encore,
il a du goût pour la scène, les bravos du cirque, comme tous les dégénérés, mais pour mourir,
alors pardon ! il se refuse absolument ! C’est pas dans le contrat d’affranchi.
Monsieur se barre à vitesse folle. Que le théâtre brûle il s’en balotte ! C’est pas son business !

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